La FIFI 5 à ses successeurs...

15 février 2008

Bienvenue sur ce blog !

Bonjour à toi !

Tu es étudiant(e) français(e) de la FIFI 6, tu te poses des questions sur ce que l'avenir te réserve à Turin, tu as peur, tu transpires et tu voudrais y voir plus clair... Eh bien nous sommes là pour dissiper tous ces doutes et autres perplexités !

Tu trouveras ici toutes sortes de conseils, de renseignements pratiques, d'erreurs (déjà commises) à ne pas commettre... sur les études, les cours et les exams, mais pas seulement : logement, finances, vie à Turin, sport, formalités administratives, tourisme (eh oui !), gastronomie et vie nocturne... (enfin, tout ça, c'est ce qu'on aimerait avoir le temps de mettre sur ce blog, mais, forcément, on n'aura pas le temps, donc nous en veuillez pas ! et naturellement, il nous faudra un certain temps pour alimenter notre blog, alors pas d'impatience !) ; bref de quoi débroussailler un peu le terrain de cette prochaine année à Turin dans ce monde inconnu qu'est la fac, a fortiori quand elle est italienne...

Tu trouveras aussi nos adresses mail et d'éventuelles autres coordonnées pour nous contacter plus directement. Autrement, tu peux aussi laisser un commentaire sur ce blog pour poser tes questions, et, promis, on y répondra.

Bonne visite.

Florie, Hélène, Corinne et Fabien, de la FIFI 5 française.

Posté par fifi5 à 19:54 - Accueil - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Contacts à l'université de Turin

En Italien, on ne dit pas FIFI, mais "laurea binazionale Torino-Bordeaux" (jamais Bordeaux-Torino...). Et les personnes qui savent ce que c'est et qui même parfois s'en occupent sur le plan administratif ou pédagogique sont peu nombreuses... Il y en a essentiellement 2 ou 3 :

Le directeur de la filière côté italien, et directeur du département d'études politiques de la fac (je crois) : prof. Alfio Mastropaolo info.mastropaolo@unito.it

La cheville ouvrière de la filière à la présidence de l'université, que vous rencontrerez dès le début de l'année, et qui deviendra votre interlocutrice privilégiée : dott.ssa Annarita Letizia annarita.letizia@unito.it

La seule personne à laquelle vous devez vous adresser au secrétariat de la fac de sciences politiques (parait-il la seule qui sache ce que c'est...) : Maria Aurora Tuscano mariaaurora.tuscano@unito.it

NB : Alfio Mastropaolo et Annarita Letizia parlent français...

Posté par fifi5 à 20:18 - Contacts - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

16 février 2008

Comment chercher et trouver un logement

 Infos générales sur les logements

  • Les studios : ils sont très chers, et pas forcément souhaitables...

Seul, toi ? à te débrouiller de tout (factures…) et sans personne pour te faire un bon plat typique ? Ose la colloc‘ ; en outre beaucoup plus facile à trouver.

  • La colocation

Prix :

Voici les 3 exemples qui se posent dans notre filière :

- collocation avec deux italiennes à 10 minutes de Einaudi et de Palazzo Nuovo. 350 tout compris.

-

Il faut savoir que tous les italiens partagent leur chambre pour payer le moins possible.

  • Les résidences universitaires (collegio)

Il faut se renseigner en juillet et demander un exemplaire du « bando di concorso » à remplir dans une des résidences (adresse sur le net si vous tapez collegio universitario Torino). Ils demandent des exemplaires de l’ISEE ou ISEEU qui est un formulaire italien, mais si vous dites que vous êtes erasmus, vous en êtes sans doute exemptés.

Ce n’est pas très cher. Possibilité d’avoir une chambre double ou simple (ces dernières sont peu nombreuses).

 

Prix standards :

- studio :

- chambre simple :

- chambre double :

Qualité

Contrats : attention aux logements au noir (non déclarés). Certains propriétaires vous proposerons un contrat étudiant, accordé avec la mairie. C'est un accord protégé qui nécessite un papier de l’université de certification d’inscription ou une autocertification de votre part.

En général, il est demandé la photocopie des papiers d’identité et le codice fiscale (que vous pouvez fournir une fois obtenu).


 Méthode de recherche :

- Le « sportello casa » est un service étudiant type "crous". Il propose des chambres en colloc' et des chambres en résidence. Vous pouvez consulter toutes les offres par internet, demander des infos via email. Vous ne pouvez pas obtenir les coordonnées des personnes sans vous inscrire auprès de l'organisme. Le mieux est d'aller directement à l’agence via Verdi, 25, à côté de Palazzo Nuovo.
- Autres sites de logement : bakeca.it, kijiji.it
- Palazzi de l'université : des annonces sont placardées partout à l'intérieur.
- Les agences immobilières : accessibles sur Internet. Certaines répondent par téléphone.
- Le journal des annonces immobilières dans les kiosques

 Epoque de recherche :

Les 3/4 sont venus en juillet pour trouver. Le premier à trouvé du premier choix. Les deux autres ont mis une semaine en visitant des trucs pas toujours très cools. Le dernier est arrivé fin aout et avait trouvé en 1/2 journée  (avec l'aide du sportello casa). En fait, je ne crois pas qu'il y ai de règle générale, car beaucoup d'appart' se libèrent en aout/septembre et ne sont pas libres en juillet.

Le mieux est tout de même d'arriver en ayant trouvé un logement avant. Nous avons l'expérience d'une erasmus qui a attendu 15j pour trouver quelque chose et qui logeait en attendant chez une dame en payant 15€ la nuit.

 

 Où vaut-il mieux habiter ?

Evitez de devoir emprunter les transports en commun.
Le mieux est d’habiter dans le triangle Corso san maurizio/Corso regina margherita/Po (c'est là où nous sommes tous cette année). C'est un quartier bourgeois sympa, exactement à équidistance de tous les palazzi de l'université.
San Salvario et les quartiers au Sud de Cordo Vittorio Emanuele II sont assez populaires. Le quartier de Porta palazzo aussi. Le quadrilatero romano (qui va environ de Piazza Castello à Piazza Statuto, de part et d'autre de la Via Garibaldi) est le centre historique sympa, mais pas forcément pour y habiter car les rues sont sombres... Comme vous preferez !

 

 

Posté par fifi5 à 15:06 - Logement - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Se nourrir

 Le resto U

La « mensa » se trouve dans le centre ville près de Palazzo Nuovo (prolongement de la rue san ottavio de l'autre côté de la via Po, via delle rosine). Il faut se faire faire une carte, après avoir été au bureau de l’EDISU, via verdi/giulia di Barolo, muni(e) d’un papier qui atteste qu'on est là pour 10 mois. Ce papier est demandable auprès de Annarita Letizia. [les italiens doivent aussi fournir un certificat fiscal, mais pas nous car nous sommes "erasmus" et nous sommes automatiquement dans la prima fascia].

Le repas coûte 2€20, il est bon et en bonne quantité, et il n’y a pas de queue.
Il y a un choix phénoménal (des pâtes à la pizza, en passant par la piadina et le repas traditionnel des RU).


Les supermarchés

Dans le centre ville, il n’y aucun grand supermarché. Le plus grand supermarché connu est la CONAD, via san ottavio (? à vérifier). C'est une grande marque, mais pas forcement moins chère. Les grands supermarchés sont très excentrés (1/2 en transports en commun).

Vous avez donc un large choix de magasins de proximité :  "crai" ou "standa" [cette dernière fait une réduc' de 10% pour les étudiants le mardi]. Les  « di per di » sont parfois bon marché (celui de corso san maurizio est bien).  « In’s market » ou LD sont discount mais les produits ne sont pas toujours de qualité…

Enterrez votre pot de moutarde de Dijon (les italiens ont du mal avec certains produits de la gastronomie française, assez difficile à trouver).

En général, les supermarchés ouvrent jusqu'à 19h30 et sont fermés entre 13h et 15h30, le mercredi aprem et le dimanche.

 
Les marchés

Le marché de Porta Palazzo est connu pour son ambiance (Nord africaine), sa diversité et sa compétitivité (kilos de légumes/fruits pour quelques euros).  Tous les matins en semaine et toute la journée le samedi. Le samedi, on y vend en plus des vêtements et pleins d'objets pour la maison.

Il y a un marché piazza santa Giulia aussi, bien mignon, avec des vendeurs de viande et de salumi très bons.

Le dimanche matin sur la piazza del comune, marché tradi.

Les restos et les bars

Vous pouvez manger sur le pouce un peu partout ; une pizza pour environ 2€ euros, un "primo" dans un bar (petit plat de pâtes souvent) pour 3€50-4€.

Les pizzerias sont moins chères qu'en France et bien meilleures (pizzas bonnes pour 5-6€).

Le prix des consommations dans les bars est quasiment le même qu’en France.

Les prix sont en train d'augmenter, les italiens ne parlent que d'inflation et de pouvoir d'achat dans les TG.

Posté par fifi5 à 15:20 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La Fac - lieux

La faculté de sciences politiques est séparée en de nombreux endroits, à l'image de l'université, qui est partout!

La présidence de la faculté se trouve viccolo Benevello 3, près de Palazzo Nuovo : Bureau de Annarita Letizia...

Le secrétariat : via Sant'Ottavio 17, dans l'impasse. Venez une demie heure avant l’heure d’ouverture pour espérer passer dans la demie heure qui suit l’ouverture du bureau. Demander Maria Aurora Tuscano.

Les cours se passent soit à « Einaudi », soit à "via Plana", qui sont à 10 minutes à pied l’un de l’autre dans le centre ville de Turin.

Via Plana : c’est le plus ancien des deux. C’est un peu vieillot mais les salles sont plutôt sympathiques.

Einaudi : corso régina, aussi appelé "ex-ITALGAS". C’est un bâtiment très récent, en pleine projection.
Grands amphis, espaces de travail (1er étage)& WIFI, interner accessible sur quelques PC (2e étage) mais il y est impossible de mettre sa clé USB.
 

 

Les bibliothèques

Il en existe de très nombreuses vers Palazzo Nuovo (dont une très grande à l'interieur de celui-ci, accessible par la cour intérieure). Le silence y est absolu, donc c’est très plaisant d’y travailler. WIFI.

Il faut 1€ pour y acceder car on doit mettre son sac dans des casiers à clefs. Pour demander des documents, il faut remplir un petit papier ; ils sont délivrés toutes les demi-heures. Pour la consultation simple, il est requis l’original d’un document d’identité. Pour les emprunts, il faut s’enregistrer, chose possible qu’avec la matricola et un document qui prouve votre inscription (certificat imprimable des box). Vous pouvez emprunter sans tous ces documents seulement avec une autorisation spéciale du directeur (ça nous est arrivé).

Pratique si vous ne voulez pas acheter tous les livres car un grand nombre y sont au moins en consultation. Le catalogue est consultable sur internet.

Posté par fifi5 à 16:07 - La fac et l'administration - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Démarches administratives

AVEC LA FAC

  • Inscription et « piano di studi » : avec Annarita Letizia.

Pour choisir les cours et avoir votre « matricola ». Cette « matricola » vous permettra de vous inscrire aux examens, d’avoir accès à Internet…
Vous recevrez la matricola par mail de Mme Tuscano de la segreteria studenti. Allez lui demander si elle n'arriva pas.   

 

  • le "libretto": à la segreteria studenti, avec Maria Aurora Tuscano, celle qui s’occupe de nous mariaaurora.tuscano@unito.it (cf. rubrique "contacts")

Le « libretto », bleu vous permet d’enregistrer vos notes auprès des profs, que ce soit des examens à l’oral ou à l’écrit (voir rubrique « examen »). Vous recevez en même temps la carte d'étudiant.

En attendant, imprimer-vous un certificat de scolarité pour prouver votre inscription, utile pour les réduc' étudiante.

 

Pour imprimer les docs administratifs : www.sia.unito.it ou directement sur les box dans les palazzi de l’université, une fois que vous avez votre matricola (password : votre date de naissance avec les slash ex : 15/04/89). D’une manière générale, faire des photocopies de tout pour ne pas avoir à refaire les démarches, longues.


 

Posté par fifi5 à 16:43 - La fac et l'administration - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Le choix des cours

Vous devez choisir vos cours parmi ceux proposés dans la laurea binazionale. Cette liste se trouve sur le site de la fac (rubrique « laurea binazionale »).

Pour connaître le contenu des cours, le type d’examen, la bibliographie du cours, vous pouvez :

  • allez sur le site où tout est clairement indiqués et d’où vous pouvez imprimer un guide personnalisé,
  • sinon vous pouvez obtenir un guide général auprès des secrétariats de l’université ou en venant à la réunion de rentrée,
  • et vous pouvez aussi acheter le livre « facoltà di scienze politiche » en vente dans les librairies universitaires vers la fac, (6 euros mais vaut l’investissement car il décrit tout)
  • télécharger ici un synopsis perso : cours__synopsis

NB : Essayez de choisir des cours qui vous serviront pour vos années suivantes à Sciences Po. Nous devons choisir le master pendant le séjour, il faut donc déjà garder cela à l’esprit. La sélection pour les masters a lieu vers avril-mai, mais on peut déjà faire des démarches en janvier (contact des profs...).

D’une manière où d’une autre, arranger-vous pour garder de l’anglais.

Posté par fifi5 à 18:08 - Cours - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La tesi

La « tesi »  fait entre 40 et 80 pages. C'est ce qu'on appelle en France le mémoire ; sauf qu'en 3° année, ce n'est ni une thèse, ni un mémoire, mais juste un gros dossier (et encore, avec des interlignes et des marges énormes) sur un sujet que vous choisissez librement, en accord avec votre directeur de mémoire.

Lequel doit être choisi parmi les profs que vous avez. En général, pour accepter de vous prendre sous son aile, un prof demande que vous ayez passé avec succès l'examen de son cours (et parfois, il sélectionne ; ex : si vous voulez faire un mémoire avec Renzo Guolo, prenez-vous-y dès le mois de septembre, et bossez bien votre socio de l'islam, parce qu'il ne prend pas en-dessous de 28). Concrètement, il faut que vous alliez voir ledit prof pendant son temps de "ricevimento" indiqué sur sa page perso sur le site de la fac, et que vous lui soumettiez une idée de sujet. Les mémoires peuvent être de nature politique, juridique, historique, économique, sociologique et même pour certains, théologiques...

La soutenance du mémoire, idéalement pendant la fenêtre d'examens de juin-juillet, devant un jury présidé par votre directeur de mémoire, couronne votre année, sanctionne votre cursus et détermine la note qui vous est attribuée pour votre licence. Laquelle tient compte de l'ensemble des notes obtenues, dans notre cas, tout au long de l'année. Il est donc impératif d'avoir passé avec succès tous les examens du carico didattico pour présenter son mémoire, c'est-à-dire qu'il faut avoir 55 crédits ECTS.

Vers mars/mai, il faut présenter une demande de laurea pour se diplomer en juillet (toutes les échéances sont indiquées dans un guide étudiant papier obtenable auprès de la fac ou sur le site). cf. formalités de fin d'année dans la rubrique "fac et administration"

Posté par fifi5 à 18:09 - Cours - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

L'emploi du temps

L'emploi du temps par matière est disponible sur le site de la faculté.

Nombres d’heures 

Il faut comptez 18 heures de cours par semaine. Les cours ont le même horaire le lundi, mardi, mercredi, ou le mercredi, jeudi, vendredi. Parfois, cela donne des emplois du temps pas très sympathiques avec plein de trous. Les horaires des cours sont disponibles qq sem avant la rentrée sur le site internet.

Faites attention aux dates des cours si vous les concentrez pour finir en avril, et présenter la thèse au mois de juillet.

Horaires

Les horaires académiques des cours sont de deux heures, en comptant parfois un quart de pause au milieu ou un quart d’heure de retard ou un quart d’heure d’avance sur la fin du cours.

Posté par fifi5 à 18:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Livres

Il n’y a pas énormément d’heures de cours, mais beaucoup de livres à lire.

Cela permet d’approfondir et d’apprendre le « style » de rédaction italien en même temps que la matière.

Par exemple, pour « sociologia dell’Islam », cours de 5 crédits, il y avait 3 livres à lire de 150 pages environ chacun, et pour « Storia delle Relazioni Internazionali », cours de 5 crédits, un livre de 800 pages à lire…

Les prix sont assez élevés, mais

- Vous pouvez les acheter usagés (« libropoli » via sant’ottavio), ou à la CELID au sous-sol de Palazzo Nuovo qui fait 10% sur les livres neufs ; ou les choisir en fonction du prix.

- Vous pouvez les revendre à libropoli après les exams.

- Vous pouvez aussi allez à la bibli (emprunter/photocopiez dans une copisteria en le laissant pour qq semaines, illégal, mais répendu, ou lisez sur place)

- vous organisez entre vous, en faisant des fiches de lecture, en les faisant tourner.

Les copisterie acceptent généralement de faire les photocopies si vous y allez discrètement... Il y en a qui sont spécialisées là dedans : La Bonafus (via Bonafus, de la piazza vittorio).

à noter que la copisteria qui est à côté d'Einaudi (en allant vers Porta Palazzo, sur le même côté de la rue), fait des photocopie en libre service les moins chères.

Posté par fifi5 à 18:11 - Cours - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Les examens - dates

Examens :

(Les dates ci-dessous sont celles de l’année 2006-2007)

 

Les semestres : il y a deux semestres, divisés chacun en deux parties. Pour nous :

o 1ère partie du 1er semestre : du 25 septembre au 11novembre

o 2ème partie du 1er semestre : du 20 novembre au 20 janvier

o 1ère partie du 2ème semestre : du 5 mars au 21 avril

o 2ème partie du 2ème semestre : du 30 avril au 16 juin

 

Les dates d’examens : vous pouvez choisir de passer vos examens à l’intérieur d’une des fenêtres d’examens ci-dessous, un fois le cours terminé évidemment….

o 1ère fenêtre : du 13 au 18 novembre

o 2ème fenêtre : du 22 janvier au 3 mars

o 3ème fenêtre : du 23 au 28 avril

o 4ème fenêtre : du 18 juin au 26 juillet

Pour la première et la troisième fenêtre, une date pour chaque examen est prévue, et pour la 2ème et la 4ème, il y en a deux ou trois. Nous vous conseillons bien sur de passer vos examens dans la fenêtre qui le suit, d’où l’importance de travailler régulièrement et de lire les livres. En cas de rattage, une chance à la prochaine. Vous pouvez refuser une note si elle ne vous on vient pas (18/30 est la note minimum pour avoir l’exam), mais bon, les notes n’ont pas forcément beaucoup d’mportance et ce n’est pas forcément sur que vous serez en de meilleurs conditions la fois suivante.

 

Posté par fifi5 à 18:14 - Examens et formalités liées - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Examens - procédure d'inscription et d'enregistrement des notes

L’inscription aux examens

Vous devez vous inscrire sur Internet aux examens, (site de l’université dans la rubrique « prenotazione esami » ou sur le site de la faculté). Vous pouvez le faire grâce à votre matricola et votre mot de passe.

Dès que le prof annonce que la date a été fixée. L’inscription a une date butoir. En cas de problème, vous pouvez envoyer un mail au professeur pour expliquer votre cas. Certains profs laissent faire l'exam même sans inscription (à l'appel de novembre).

Vous pouvez vous inscrire aux plusieurs appels de la même matière pour la même session.


Déroulement des examens

Il varie selon le prof. Vous devez en général répondre à 3 ou 4 questions.

En principe :

  • à l'oral, on passe au bureau pendant que les autres écoutent
  • à l'écrit, le prof dicte les questions et nous disposons de 1h30

Pour réussir l’examen vous devez obtenir au moins 18/30, et sinon vous représentez à la session suivante.

Enregistrement des notes

Imprimer le « statino » correspondant au cours su les box dans les hall des facs.

Un mois après l’examen environ, le prof publie les résultats sur le site (à l'endroit de la prenotazione esami) ou (pour Porro par exemple) sur affichage.

La registrazione dei voti se fait en allant voir le prof muni du statino de la matière et du « libretto », durant une séance spéciale de registrazione (que vous communique le prof durant l'exam) ou en allant à l'appel de l'exam suivant.

Posté par fifi5 à 18:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Les transports

Le tram et le bus

Nous habitons tous dans le centre ville, donc ce n’est pas notre spécialité.

Turin est desservie par la compagnie GTT. infos : www.comune.torino.it/gtt/ ou ABBONAMENTI_STUDENTI_2007

Le vélo

  • les gens roulent comme des tarés donc il faut faire attention
  • le vol de vélo est très  fréquent (surtout à la fac de palazzo nuovo). Choisissez donc un vélo tout pourri (en vente au marché de piazza della repubblica) pour éviter les tentations et choisissez un bon anti-vol…n’ayez pas peur du ridicule, car tout le monde possède ici une antiquité.

 

A pied

Si vous êtes dans le centre, vous ferrez tout avec vos appendices jambières… c'est le plus simple et le plus agréable !

Posté par fifi5 à 18:23 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La liaison avec la France

Les expériences évidemment diffèrent selon d’où l’on vient en France.

Le train

  • Paris : en 5h30, prem’s à 25 euros l’aller (les prem's n'existent pas pendant les vacances). sans prem's, compter entre 60 et 100 € l'aller.
  • Sud-est : par Cuneo/Vintimiglia. Nice (6/7h), Marseille (8h) pour environ 60 euros A/R.
  • Lyon : avec changement à Chambéry (4h)
  • Pour le reste de la France, le mieux est de passer par Paris. On arrive à la Gare de LYON. Un bus direct la lie à Montparnasse.

L'avion
Turin est un aréoport cher. Les low cost interessant passent souvent par Milan.
...

Posté par fifi5 à 18:28 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Voyager en Italie

L’Italie est un pays magnifique.

Ce site très bien vous donne toutes les infos pour des auberges de jeunesse et des trucs ç voir :

 http://www.informagiovani-italia.com/viaggiare_in_italia.htm


Pour le train : www.ferroviedellostato.it

Il y a plein de type de train différents avec des tarifs différents. Globalement, le moins cher est le regionale (R) et le plus cher l'Eurostar (ES). Une cartaviaggio gratuite permet d'économiser parfois 10-20%.

Un Aller-retour :

  • Milan : 15euros,
  • Florence : 50 euros
  • Bologne : 30 euros
  • Rome  : 100 euros

ex : Infos sur train da Torino ; sur Gène, Florence et Pise (doc perso) bilan_voyage

Posté par fifi5 à 18:36 - Loisirs - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Le sport

Il est possible de faire du sport universitaire avec le CUS.
C'est payant, mais moins cher. http://www.custorino.it/
Il faut s'inscrire.
Infos disponibles à l'EDISU (via verdi).

Sinon, il est possible de s'inscrire à une palestra : Club 32 par ex., via Sant'Ottavio. ça coûte 40€ par mois environ, pour faire les fou sur un step ou s'amuser à lever des poids.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'il faut un certificat médical, qui est payant. Soit on le fait auprès de médecin (environ 25€), soit au sein des structures sportives directement.
Il y a aussi une médecine universitaire ouverte aux titulaires de la carte CUS. Il faudrait se renseigner.

Posté par fifi5 à 18:43 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La santé

En cas de petit ennui de santé, deux solutions :

  • il pronto soccorso : en gros, les urgences de l'hopital. Il y a un hopital corso régina margherita, près du Po. (d'où l'intérêt d'habiter dans ce quartier génial, il y a tout cf. rubrique logement).
  • il medico : les rdv n'existent pas. Vous devez arriver à l'heure d'ouverture (environ 8h30) et prendre un billet d'attente avec un numéro (vous vous habituerez vite à ce genre de chose qui se fait pour tout). Il y a un nombre limité de patient par jour. Une fois que vous l'avez, vous pouvez attendre où vous voulez du moment que vous revenez au bon moment. Pour trouver les adresses des médecins (il y en a plein) vous avez le botin ou des agences qui les enregistrent. AU pronto soccorso, on vous aiguillera.

Avec votre carte d'assurance maladie européenne, normalement vous ne payez rien. Il faut le demander auprès de la Sécu. elle n'est valable qu'un an de janvier à déc quelque soit la date à laquelle vous la demandez.

Posté par fifi5 à 18:48 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

17 février 2008

Choix des cours : synopsis

Plusieurs blocs au sein desquels vous pouvez choisir ; le tout doit faire 60 ECTS (5 ECTS = cours trimestriel de 30 heures ; 10 ECTS = cours semestriel de 60 heures).

Cours obligatoires :

  • Storia delle relazioni internazionali, U. Morelli, 5 ECTS : +. Court du XV° siècle à nos jours (même s'il arrive pas à boucler...). Présentation PowerPoint. Vitesse accélérée, ça gratte sec... Mais c'est très intéressant. Au choix deux livres, que dis-je ? deux pavés ; le "Kennedy" (plutôt conseillé) ou le "Duroselle". Séminaire facultatif sur l'histoire de l'ONU et organisation d'un jeu de simulation du Conseil de sécurité de l'ONU (sur toute une journée, donc c'est assez lourd...). Examen oral aléatoire : ça va du recrachage de connaissances aux questions plus libres.
  • Scienza politica F, A. Mastropaolo, 5 ECTS : +. Cours aléatoire sur l'histoire et la société italiennes, en petit comité (uniquement la FIFI), sollicitant les étudiants pour des exposés, des résumés, des prises de parole... Horaire flexible.[Il n'aime pas quand on vient pas où quand on est en retard, mais il reporte facilement le rdv la veille pour le lendemain] Examen : contrôle continu (un exposé oral & sa relation écrite, sur un livre ou autre).

Cours de droit (1 à choisir) :

  • Diritto internazionale, S. Cantoni, 10 ECTS : très intéressant parait-il.
  • Diritto internazionale dell'economia, G. Porro, 10 ECTS : +. Académique, complet et clair (institutions internationales etc.). Livre indigeste au possible. Mais de fréquents séminaires sur des sujets spécifiques avec des experts. Examen écrit de recrachage bête et méchant, 4 questions en 1h30. Il note sec.

Cours du bloc d'options n°1 (2 à choisir) :

  • Cooperazione e sviluppo : pas disponible cette année, aucun de nous ne le suit.
  • Diritto dell'Ue, G. Porro, 5 ECTS : ++. Si vous aimez le droit, vous allez vous régaler : les instituions, compétences, principes de fonctionnement et évolutions. Un peu moins clair que le diritto dell'economia. Examen : écrit, 3 questions au choix en 1h30.
  • Teoria e politica dello sviluppo, V. Valli, 5 ECTS : - - -. A éviter absolument ! Eco sous forme de modèles, avec un vieux schnok complètement archaïque, resté bloqué dans les années 70, soporifique à souhait à 8H du matin. Sans parler de l'examen de calculs économiques à partir des formules à apprendre par coeur. Examen écrit.
  • Sociologia dello sviluppo : - - -. la prof est sympa, mais elle ne fait pas cours : elle projette des power point et les lis, ou organise un débat sans queue ni tête. Bref, pas une lumière. Le cours pourrait être intéressant (le livre est pas mal) s'il était moins "à l'italienne". Traite des théories sociologiques du développement, en discute la pertinence. Des exposés sur des thèmes spécifiques (facultatifs) très intéressants, selon [ex. les adivasis en Inde, Rio de Janeiro et les meninios de rua, le Burundi]. Examen : 12 questions en 1h30.

Cours du bloc d'options n°2 (25 ECTS à choisir) :

  • Sociologia dell'islam 1, R. Guolo, 5 ECTS : +++. A suivre absolument. Une pointure qui fait un cours sur les fondamentalismes islamistes et donne ses bouquins à lire. Très clair et vraiment intéressant. Examen écrit, 4 questions de cours en 1h30.
  • Storia dell'America del Nord A, G.G. Migone, 5 ou 10 ECTS au choix : ++. Migone, c'est un cas : super sympa, vraiment pas adepte du recrachage des connaissances, il fait un cours à moitié en Anglais sur la politique étrangère des USA. A moitié suédois, soixante-huitard décomplexé, fils d'un grand diplomate italien de l'époque mussolinienne, ancien élève de Kissinger à Harvard, ami de Bobbio et de Bourdieu (pour ne citer qu'eux), ancien sénateur et ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat (Ds), c'est une pointure. Seulement, il a une farouche tendance à partir dans ses délires, à perdre le fil... Ne lui demandez pas un cours structuré et exclusivement centré sur l'intitulé du sujet, il en est incapable ; avec lui, c'est l'improvisation, avec les riques que ça comporte. Soit il est soporifique, soit il est passionnant, ça dépend de son humeur et des anecdotes (uniques) qu'il raconte ce jour-là. Mais c'est quand même un cours à suivre. Un cycle de films (de qualité inégale) sur les USA est organisé à l'Archivio nazionale della Resistenza (un endroit très sympa, près de Porta Susa). Examen oral, avec bonne note à la clef si le minimum syndical est assuré. Une bibliographie complète, avec un arge choix, n'hésiter pas à en lire beaucoup.         Nb : Migone est débordé, mais suis assez bien pour la thèse.
  • Storia del pensiero politico, A. d'Orsi, 5 ECTS : il paraît que c'est bien, prof qui enseigne aussi à l'ENS de la rue d'Ulm apparemment. Cours consacré à Gramsci et à sa pensée.
  • Storia dell'America latina, M. Bellingeri, 5 ECTS : - - -. A ce que j'ai compris, cours à éviter absolument. Prof archi-nul. 
  • Soria dell'Europa orientale, G. Rutto, 5 ECTS : + +. Le cours en lui-même est pas fascinant, ni révolutionnaire : il est consacré aux démocraties populaires et à leurs transitions, avec incursions dans le passé plus lointain. Le prof est en fait un spécialiste d'histoire moderne, et non contemporaine, donc il en reste un peu au niveau des généralités. Mais la bibliographie est très intéressante. Examen : oral, pas très méchant.
  • Storia dell'integrazione europea, S. Pistone, 5 ECTS : +, prof de 70 ans mais toujours dynamique, calé en histoire contemporaine, admirateur de De Gaulle et président d'une association fédéraliste. Expose les évolutions de la construction de l'Europe avec les débats d'idées, les connections et les implications de chaque évènement. Disponible pour les approfondissements. Conseillé si l'Europe vous intéresse. Deux livres à lire : un petit, et un grand mais très gentil. Examen : oral.
  • Storia e istituzioni del mondo musulmano A, F. Avanzini, 10 ECTS :
  • Storia e istituzioni del mondo musulmano B, M.G. Torri, 5 ECTS : +++, un des meilleurs cours de l'année. Le prof est spécialiste de l'Asie mais fait un cours chronologique sur le conflit "palestino-sioniste" des origines à nos jours. Autant vous prévenir : Torri assume ouvertement un parti pris pro-palestinien qui confine parfois au dogmatisme et à la mauvaise foi intellectuelle ; mais ça donne un autre son de cloche. Et en plus, il est super sympa et fait cours en petit comité. Pour vous donner une idée, le bonhomme organise un repas d'adieu à la fin de son cours dans une des meilleures œnothèques de la ville ; et c'est un sacré bon vivant ! Bonne bibliographie (moins grosse que celle indiquée sur le site). Propose séminaires avec des experts (Liban, partis politiques) et envoie ses notes pour les révisions. Examen : oral

     
  • Storia moderna e contemporanea dell'Asia A, F. Avanzini, 5 ECTS :
  • Storia moderna e contemporanea dell'Asia B, M.G. Torri, 10 ECTS :

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22 février 2008

Quelques mots sur Turin

La ville, si elle correspond à certains égards à l’image industrielle et ouvrière qui lui colle à la peau (Fiat oblige), est aussi fortement marquée par la présence de la famille de Savoie, qui a régné sur le Piémont-Sardaigne dès le Moyen-Âge, puis sur l’Italie, ce qui donne à Turin une touche aristocratique méconnue (noblesse oblige). Le centre-ville, que les Fifistes parcourent de long en large toute l’année, est particulièrement remarquable pour son style sabaudo (que l’on traduira, faute de mieux, par victor-emmanuélien), fait de beaux immeubles néo-classiques jaunes, orangés, ocres…, de larges avenues & cours, tous perpendiculaires les uns aux autres, et de majestueuses places bordées d’arcades où il fait bon se balader le soir jusqu’à la fin du mois d’octobre. Le reste de la ville, nettement moins attrayant, est parcouru d’artères amples (plus larges que les boulevards parisiens) particulièrement périlleuses à traverser, et devient une masse urbaine esthétiquement assez rebutante.

Reste que Turin, parce qu’elle a été capitale du Piémont-Sardaigne, première capitale d’Italie, a une identité propre, forte. Le Piémont continue, comme il l’a toujours fait pendant l’histoire de l’Italie unifiée, à fournir de nombreux cadres à l’Etat italien et aux grandes entreprises de la Péninsule, ainsi que des figures de premier plan de la vie culturelle transalpine. Ainsi, vous ne pourrez passer à côté de symboles forts, qui marquent cette identité, cette fierté. En tout premier lieu, évidemment, Fiat, qui a véhiculé (sans jeu de mot) la réputation brumeuse de la ville, mais lui a aussi assuré de précieuses positions au niveau national : l’influente famille Agnelli n’est plus à présenter… Etroitement liée aux Agnelli et à Fiat, l’institution turinoise par excellence : la Stampa, organe de presse à 100% propriété de l’entreprise automobile, sérieux et clair, suivant les intérêts de son unique pourvoyeur de fonds, qu’ici absolument tout le monde lit – ou au moins achète… ; il est presque malvenu d’acheter la Repubblica romaine, et quant au Corriere de la métropole milanaise rivale, je ne l’ai jamais vu entre les mains d’un Turinois… Parmi les autres figures incontournables, vous croiserez certainement et de manière non exhaustive, non plus Laure Manaudou, mais Norberto Bobbio, l’éminent politologue, historien, philosophe, sociologue… connu dans toute l’Italie ; l’historien de la fac Massimo L. Salvadori, incontournable analyste de l’histoire politique du pays ; les rejetons des prestigieuses familles d’Azeglio ou Einaudi (ou encore Bruni…) ; et, dans un autre registre, Luciana Littizetto, humoriste de son état, égérie de l’émission Che tempo che fa sur la Rai, le dimanche.

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Turin et sa gastronomie

Qui n’a jamais rêvé de se retrouver à la place du petit veinard qui éclaire de sa plume alerte les voyages de la moitié des Français fidèles au Guide du Routard ? Eh bien, c’est ce que je vais faire juste pour cinq minutes, avec une immodestie assumée. Parce que Turin, d’un point-de-vue gastronomique, comme d’ailleurs n’importe quelle région italienne, vaut plus que le détour.

D’abord, à noter – seulement à noter parce que vous ne pourrez pas vous payer ça avant de toucher votre premier salaire à la sortie de Sciences Po – le phénomène actuellement en vogue, refuge du bobo italien : le slow food. Pas tout à fait turinois, mais plutôt de la région d’Alba et de Bra, le slow food est devenu une mode qui veut, vous l’aurez compris, contrer le fast food mais n’emploie pas l’argument financier pour inciter le consommateur… Comptez au moins 100€ par personne…

Pas forcément plus abordables sont les vins des Langhe, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Turin ; le plus connu, le Barolo, est introuvable à moins de 20-25€ la bouteille (et les maisons les plus prestigieuses affichent des prix à 2 ou 3 zéros), mais on peut dire, quitte à froisser quelque peu notre chauvinisme œnologique, que Turin en cette matière n’a rien à envier à Bordeaux ; et l’excellence vinicole est probablement le seul point commun entre les deux villes, à cette différence que les Langhe semblent plus authentiques et prisées des seuls amateurs de vins plutôt que des spéculateurs qui ne jurent que par le guide Parker’s (encore que…). Mais les Langhe sont aussi la région qui pourvoie aux besoins en noisettes d’une bonne partie de l’Europe ; les usines Ferrero, que vous trouverez sur votre chemin, se refusent à utiliser d’autres noisettes que celles-là, réputées pour leur saveur. C’est ainsi que le Piémont est remarquable pour sa spécialité de gianduja, déclinée de toutes les façons imaginables : il s’agit d’une variété de chocolat, que les goujats assimileront prestement à du vulgaire Nutella, mais où les palais raffinés reconnaîtront un praliné typique, héritier de la tradition chocolatière turinoise.

Pour ceux qui ne sont pas conquis par le chocolat à manger, il reste le marocchino, sorte de petit capuccino auquel on ajoute du chocolat fondant, ou l’inamovible bicerìn, dont le plus illustre amateur ne fut autre que Cavour lui-même : subtil et opaque mélange de chocolat, de café, et probablement de beaucoup d’autres ingrédients, il se déguste idéalement dans les grands cafés turinois, comme Baratti & Milano, près du Palazzo Carignano, ou le Caffè San Carlo, sur la place homonyme. Ce monde feutré et délicieusement désuet des grandes brasseries du XIX° siècle se prolonge chez Fiorio (Via Po), chez Pepino (P.zza Carignano), glacier historique de Cavour, lequel ne dédaignait pas un repas au restaurant du Cambio, juste à côté – mais ce n’est pas pour toutes les  bourses !

Pour le soir, il ne faut pas rater cette magnifique tradition lombardo-piémontaise de l’aperitivo ou apericena. Vers 7 ou 8 heures du soir, présentez-vous dans un bon bar, commandez une boisson et restaurez-vous au buffet à volonté. Vous en aurez pour 6, 7 ou 8€, mais ça vous fait votre repas. Dans les bars chics, vous trouverez toutes sortes de canapés et petites choses à grignoter, dans les bars plus branchés, on vous servira plutôt des salades, des pâtes en tous genres, des charcuteries… Quelques bonnes adresses, toutes dans le Quadrilatero :

·          Le « Km 5 »

·          Lo « Zong »

·          Le must : Lobelix, P.zza Savoia (un peu cher, mais ça vaut le détour)

Posté par fifi5 à 13:07 - La vie à Turin - Commentaires [0] - Rétroliens [0]